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Glossaire

A

Adsorption

Phénomène de surface par lequel des molécules de gaz ou de liquides se fixent sur les surfaces solides des adsorbants selon divers processus plus ou moins intenses. Accumulation d’une substance à l’interface entre deux phases

Agriculture raisonnée

Mode de production agricole visant à optimiser le résultat économique en maitrisant les quantités d’intrants, et notamment les substances chimiques utilisées (pesticides, engrais) dans le but de limiter leur impact sur l’environnement.

Amendement

Produit organique ou minéral dont l’apport au sol permet d’améliorer les propriétés physicochimiques du sol et d’entretenir sa fertilité (sable, tourbe, chaux etc.).

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B

bilan

(des éléments nutritifs) : Différence entre la quantité totale des intrants azotés pénétrant dans le sol et la quantité d’extrants azotés quittant le sol, sur la base du cycle de l’azote. On peut en faire autant sur la base des cycles du phosphore et du potassium.

Biodisponibilité

Terme permettant de décrire l’assimilabilité d’un élément nutritif par les plantes

Biogaz

Mélange gazeux produit lors de la méthanisation de matières organiques. Il est composé essentiellement de méthane (CH4) et de dioxyde de carbone (CO2) avec d’autres gaz à l’état de traces : hydrogène, hydrogène sulfuré, ammoniac

biomasse microbienne

Mesure approchée de la quantité de micro-organismes vivant dans le sol au moment où les vapeurs de chloroforme pénètrent dans l’échantillon. Après la fumigation, on extrait l'azote alpha aminé dont le niveau est corrélé à la biomasse présente dans l'échantillon

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C

C/N

Rapport carbone sur azote. Il est important de spécifier quelle est la forme de C et la forme de N qui est prise en compte dans ce rapport C/N. En effet, selon le type de molécule, l'azote peut être plus ou moins facilement assimilé par les micro-organismes. De même, les molécules carbonées peuvent être plus ou moins difficiles à décomposer. Bien se rappeler que certains bois, comme le chêne par exemple, contiennent beaucoup de phénol et de tannins qui freinent leur décomposition.

CBM

Caractérisation biochimique de la matière organique. Séquence analytique de dosage de divers constituants de la matière organique : fraction soluble, hémicelluloses, cellulose et lignine (Cf AFNOR XP U 44162). Les résultats permettent de calculer une fraction de matière organique potentiellement résistante à la minéralisation : potentiel et rendement humus, CBM-Tr (SADEF, Robin, 1997), indice de stabilité biologique, ISB (INRA Bordeaux, Linères et Djakovitch, 1993) et ISMO (Lashermes et al. 2009)

cellulose

Principal constituant des parois cellulaires végétales. Elle est formée d’enchaînements de 1400 à 10000 unités glucose

certification

La certification est une procédure par laquelle une tierce partie, l’organisme certificateur, donne une assurance écrite qu’un système d’organisation, un processus, une personne, un produit ou un service est conforme à des exigences spécifiées dans une norme ou un référentiel. La certification est un acte volontaire. Une tierce partie est un organisme tiers (organisme certificateur), indépendant de l’industriel et des pouvoirs publics et accrédité

coefficient isohumique K1

Selon Hénin et Turc (1957), le coefficient isohumique K1 est l’expression de la quantité d’humus formé en fonction de la quantité de matière sèche du produit organique apporté au sol. Il est déterminé expérimentalement au champ en réalisant des comparaisons de bilans humiques entre des parcelles recevant ou non des apports organiques sur une période minimum de trois ans. Il est déterminé par la formule : K1 = QH / MS avec QH = Quantité d’Humus généré par le produit / an MS = Quantité de Matière Sèche totale du produit apporté / an (sans distinction de fraction animale ou végétale)

composante chimique de la fertilité

Voir Fertilité des sols

compostage

Le compostage désigne un procédé de traitement biologique aérobie de matières fermentescibles dans des conditions contrôlées. La réaction est fortement exothemique.La partie organique des déchets solides est transformée en matériau humide stable appelé compost.

Conductivité hydraulique

Coefficient qui exprime l’aisance qu’a un fluide à se déplacer à travers les vides du milieu et l’aptitude de ce milieu poreux à laisser circuler ce fluide à travers lui

Consensus

Du latin consensus, accord général caractérisé par l'absence d'opposition ferme à l'encontre de l'essentiel du sujet émanant d'une partie importante des intérêts en jeu et par un processus de recherche de prise en considération des vues de toutes les parties concernées et de rapprochement des positions divergentes éventuelles.

Couche d’ozone

http://fr.wikipedia.org/wiki/Couche_d'ozone

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D

Déjections animales

Il s’agit de l’urine et des fèces des animaux d’élevage collectés sous forme de purin (jus d’écoulement comprenant surtout des urines), de lisier (urine + fèces + déchets d’aliments + poils, plumes… + eau de lavage) ou de fumier (mélange urine et fèces avec un support ligno-cellulosique, généralement de la paille).

Demande (en effluents d’élevage)

Quantité d’effluents d’élevage nécessaire à la culture pour satisfaire son besoin en éléments nutritifs (p.ex. azote) en fonction du rendement objectif

Dénitrification

Transformation du nitrate en N2O ou en azote gazeux N2. Ces réactions se produisent en présence de nitrate et en milieu anaérobie. Ces conditions peuvent exister pour certaines structures de sols, au sein de mottes par exemple, après une forte pluie.

Digestat ou méthanisat

Résidu de la méthanisation appauvri en matière organique mais qui conserve les éléments minéraux du déchet organique initial.

Drainage

Capacité d’un sol à éliminer les excès d’eau du profil, tout en retenant suffisamment d’eau pour la plante.

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E

Effet de serre

http://fr.wikipedia.org/wiki/Effet_de_serre

efficacité agronomique

Le recyclage des déchets en agriculture est justifié par leur valeur agronomique. Ils sont sources d'éléments fertilisants nécessaires aux plantes (N, P, K, oligo-éléments) ce qui leur confère une valeur fertilisante. Ils peuvent aussi avoir un effet indirect sur la fertilité des sols en améliorant les propriétés physiques, chimiques et biologiques des sols, ce qui leur confère une valeur amendante.

Efficience

Qualité d’un rendement permettant de réaliser un objectif avec un minimum de moyens engagés.

Effluents maîtrisables et non maîtrisables

Ce sont les deux types d’effluents produits par une exploitation agricole. Les effluents maîtrisables sont ceux produits en bâtiments et stockés avant utilisation (épandage sur les SPE notamment). Les effluents non maîtrisables sont issus des déjections des animaux au pâturage. Ils sont répartis sur la totalité des pâtures, qu’elles soient « épandables » ou non.

Eutrophisation

http://fr.wikipedia.org/wiki/Eutrophisation

Exogène

Qui provient de l’extérieur : une matière organique appliquée dans un champ est exogène quand elle provient d’une zone extérieure à ce champ. Les résidus des plantes cultivées dans ce champ ne sont pas exogènes.

exothermique

Se dit d'une réaction qui dégage de la chaleur. Dans le cas de tas de matières organiques en cours de compostage, ce sont les réactions chimiques qui se produisent dans les micro-organismes lors de la décomposition des substrats carbonés, qui dégagent de la chaleur

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F

fertilisation raisonnée

Mode de production agricole visant à optimiser le résultat économique en maitrisant les quantités d’intrants, et notamment les substances chimiques utilisées (pesticides, engrais) dans le but de limiter leur impact sur l’environnement

Fertilisation raisonnée

Voir Agriculture raisonnée

fertilité des sols

La fertilité d’un sol est l’aptitude de ce sol à produire des récoltes plus ou moins abondantes grâce à l’intervention de l’agriculteur. Toutefois, cette aptitude ne dépend pas uniquement du sol, mais représente en réalité la potentialité de production du milieu, considérée dans son ensemble pédo-climatique (Morel R., 1989. Les sols cultivés. Lavoisier, 373 p). On distingue les composantes physiques, chimique et biologique de la fertilité. La composante chimique de la fertilité régit le pouvoir alimentaire du sol en regard de la plante, et principalement la fourniture des trois éléments majeurs : N, P et K. Pour en savoir plus sur la fertilité des sols tropicaux, nous recommandons les ouvrages suivants cités en bibliographie : Bertrand et Gigou, 2000 ; Ganry et al., 2005 ; Pieri, 1989 ; Pieri 1992

fibres

Principaux constituants des parois végétales. On distingue les hémicelluloses, la cellulose et la lignine. Sont déterminées par caractérisation biochimique de la matière organique (voir ce terme). Seules la cellulose et la lignine peuvent se transformer en humus dans le sol (sont la base de calcul du potentiel humus, ISB, CBM-Tr et ISMO)

fractionnement granulométrique de la matière organique (FGMO)

Technique analytique permettant d’isoler par tamisages et sédimentation des particules de sol et de matière organique de la taille des éléments grossiers (ou refus de tamisage) dont la taille excède 2 mm, les sables grossiers (2000-200 µm), les sables fins (200-50 µm), les limons grossiers (50-20 µm), les limons fins (20-2 µm) et les argiles (< 2 µm)

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G

Granulométrie

Distribution statistique des tailles d’une population d’éléments finis de matière naturelle ou fractionnée. L’analyse granulométrique permet de déterminer, par tamisages et sédimentation des particules de sol désagrégé et débarrassé de la matière organique, la distribution des éléments du sol selon leur taille. On distingue ainsi les éléments grossiers (ou refus de tamisage) dont la taille excède 2 mm, les sables grossiers (2000-200 µm), les sables fins (200-50 µm), les limons grossiers (50-20 µm), les limons fins (20-2 µm) et les argiles (< 2 µm).

guide d'usage

Chaque ressource pédagogique numérique produite sous l’égide de l’UVED comporte une partie « cours » ou « contenu » et une partie « kit pédagogique ». Le kit pédagogique est un guide d'usage et d'accompagnement de la ressource qui définit les activités liées à la ressource et les méthodes d'utilisation (contextes, parcours possibles...) permettant la mise en place et le bon déroulement de la formation des apprenants.

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H

hémicellulose

Ensemble des polysaccharides des parois végétales autres que la cellulose. Elles sont constituées en majorité de xylo-glucanes et de pectines

humification

Processus biochimique de néosynthèse de substances organiques par augmentation de la taille de certaines molécules

humus

Ensemble des constituants organiques du sol résultant de l'humification. Matière organique décomposée (Wallerius, 1961)

Hygiénisation du compost

Les micro-organismes qui transforment la matière organique dans un tas de résidus en cours de compostage dégagent de la chaleur. Étant donnée l'isolation due à la masse du tas de matières organiques en fermentation, cette chaleur se dissipe lentement et la température augmente donc progressivement au milieu du tas. Cette augmentation de température tue la plupart des micro-organismes, en particulier les pathogènes, ainsi que les graines d'adventices. On parle alors d'hygiénisation du compost.

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I

ICC

Incubation en conditions contrôlées (Cf. AFNOR XP U 44 162)

impact environnemental

Voir introduction cours 6

intensification écologique

ou Agriculture Ecologiquement Intensive (AEI).Mouvement et ensemble de pratiques agricoles inspirées de l’agro écologie et de l’agriculture de conservation. L’expression a vu le jour lors du Grenelle de l’Environnement en 2007. En profitant des fonctions naturellement productives d’un écosystème et en les optimisant, il apparaît possible d’obtenir des rendements comparables à ceux de l’agriculture conventionnelle tout en réduisant le recours aux intrants chimiques et la dégradation de l’environnement

intrant

Produits apportés aux terres et aux cultures. Il peut s’agir d’engrais, d’amendements, de produits phytosanitaires, d’activateurs ou de retardateurs de croissance, et même de semences (plants). Economiquement, les intrants désignent aussi les produits nécessaires au fonctionnement de l’exploitation agricole que celle-ci doit acheter sur le marché extérieur.

Isotopes

Atomes qui se différencient uniquement par leur nombre de neutrons. Les propriétés chimiques restent les mêmes entre deux isotopes, seule la masse varie.

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L

lignine

Groupe de substances végétales complexes, hautement polymérisées, imprégnant les parois cellulosiques des cellules des tissus lignifiés. La lignine se trouve principalement localisée dans les structures intercellulaires et fournit la cohésion aux matériaux ligneux. Elle leur confère une résistance mécanique accrue, mais limitant leur élasticité. La lignine représente environ 25 % du poids du bois sec

Lisier

Mélange de déjections d’animaux, d’eau et éventuellement de résidus de litières dans lequel domine l’élément liquide.

Litière

La litière végétale est l'ensemble des feuilles mortes et des débris végétaux en décomposition sur le sol. Elle accueille un écosystème d'organismes qui la transforme peu à peu en humus.

lixiviation

Transport de produits par un solvant, et notamment par l’eau circulant dans le sol ou dans un substrat contenant des produits toxiques

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M

maîtrise de l'azote

L’azote est un des trois éléments majeurs de la production agricole. Souvent déficitaire dans les systèmes de production agricole des pays en voie de développement (il est alors un facteur limitant du rendement des cultures), en revanche son excès est source de pollution (nitrates dans les nappes, eutrophisation des lacs ou des rivières, émission de gaz à effet de serre). De ce fait la maîtrise de l’azote est devenue une action primordiale tant en agriculture « à faibles intrants » (cherté de l’engrais) qu’en agriculture intensive (risque environnemental). Cette maîtrise est donc multiforme et selon les situations, elle consistera : à identifier les sources (pour par exemple trouver un substitut à l’engrais qui coûte cher, réduire les pertes, adapter l’offre (par le sol et la fertilisation) à la demande (par la plante), gérer les excédents (par exemple dans les élevages intensifs pour réduire le risque de pollution). C’est ainsi que l’expression économie d’azote est utilisée à la fois au sens de l’optimisation du bilan de N dans le système sol-plante, et au sens de l’économie budgétaire du fait du coût élevé de l’unité d’azote engrais.

Maturation

Phase d’évolution biologique qui intervient après la méthanisation ou après la phase thermophile du compostage. Elle consiste en de lentes évolutions de la matière organique à température ambiante. Elle donne lieu à des composés de plus en plus stables dont l’humus.

méthanisation

ou digestion anaérobie :fermentation de la matière organique en absence totale d’oxygène. Réaction légèrement exothermique

Microflore tellurique

Ensemble des micro-organismes qui vivent dans les couches superficielles du sol : bactéries, moisissures, champignons, actinomycètes, …

minéralisation

Processus physique, chimique et biologique menant à la transformation des constituants organiques en constituants minéraux

MOS

Matière organique des sols

MST

Matière sèche totale.

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N

Niayes

Les Niayes au Sénégal sont une zone géographique du nord-ouest du pays constituée de dunes et de dépressions propices aux cultures maraîchères. Cette bande étroite, d'une longueur de 180 km et d'une largeur variant entre 25 et 30 km, s’étend de Dakar à Saint-Louis.

normalisation

La normalisation ou la standardisation est le fait d'établir des normes et standards industriels, c'est-à-dire un référentiel commun et documenté destiné à harmoniser l'activité d'un secteur. Elle est réalisée par des organismes spécialisés, qui sont le plus souvent soit des organismes d'État, soit des organisations créées par les professionnels d'un secteur d'activité donné. La normalisation est un processus volontaire

Norme

Du lat. norma « équerre, règle » a deux significations : (1) un état habituellement répandu ou moyen considéré le plus souvent comme une règle à suivre. Ce terme générique désigne un ensemble de caractéristiques décrivant un objet, un être, qui peut être virtuel ou non. Tout ce qui entre dans une norme est considéré comme « normal », alors que ce qui en sort est « anormal » ; (2) un document, établi par consensus et approuvé par un organisme reconnu, qui fournit, pour des usages communs et répétés, des règles, des lignes directrices ou des caractéristiques, pour des activités ou leurs résultats, garantissant un niveau d'ordre optimal dans un contexte donné.

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O

Offre (en effluents d’élevage)

Quantité d’effluents d’élevages produits et disponibles pour une utilisation sur les cultures et les étangs sur un territoire donné

Ozone troposphérique

http://fr.wikipedia.org/wiki/Ozone_troposph%C3%A9rique

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P

Percolation

Processus physique qui décrit pour un système une transition d’un état vers un autre. En pédologie (science des sols), la percolation est un écoulement d'eau dans la couverture pédologique, sous l'effet de la gravité.

Phase thermophile

Période plus ou moins prolongée du compostage où la température atteint et dépasse 50°C. Cette période est celle qui permet l’hygiénisation (voir ci-dessus) du compost.

Phénologie

Etude de l’apparition d’événements périodiques (souvent annuels, dans le cas des plantes il s’agit de la floraison, la feuillaison, la fructification) dans le monde vivant, déterminée par les variations saisonnières du climat.

Phytodisponibilité

Un composé est phytodisponible quand il est présent dans le milieu sous une forme absorbable par une plante. Cela peut être un élément nutritif mais cela peut être aussi un composé toxique.

potentiel humus

Concentration d’un produit organique en matières susceptibles de se transformer en humus, la lignine et la cellulose. Le potentiel humus ne renseigne pas sur la vitesse de transformation de la lignine et de la cellulose en humus

Pouvoir tampon

Permet d’évaluer la capacité d’une solution tampon (solution qui maintient approximativement le même pH malgré l'addition de petites quantités d'un acide ou d'une base, ou malgré une dilution) à lutter contre le changement de pH. Ici, ce sont les sols qu’on assimile à une « solution tampon ».

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Q

QCM

Questionnaire à choix multiple

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R

Recyclage agronomique

Opération qui consiste à valoriser les déchets, principalement organiques, d’origine agricole, urbaine ou industrielle, en fertilisant les cultures et amendant les sols.

Redépositions

Il s’agit de l’apport dans les écosystèmes de composés gazeux provenant de l’atmosphère suite à leur volatilisation initiale. Elles peuvent être sèches ou humides (action de la pluie) et s’effectuer à des distances très variables du lieu d’émission selon le type de composé, la topographie et les conditions climatiques.

résilience

Capacité pour un système de revenir à son état initial après avoir subi une perturbation positive ou négative. Exemple : l'application de composés toxiques entraîne la destruction d'une importante proportion de la microflore du sol, qui se traduit par une forte diminution du dégagement de CO2. Les micro-organismes qui ont résisté à ce produit toxique vont se multiplier et coloniser le sol. On mesurera donc une augmentation de la respiration. Si cette respiration revient au même niveau qu'avant la perturbation, on pourra parler de résilience du système. Cependant, il est à noter que cette notion est plus ou moins ouverte, du fait de la spécificité ou non de l'activité mesurée (la respiration n'est pas du tout spécifique alors que la nitrification l'est beaucoup plus)

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S

SIG

Système d’Information Géographique. Organise et présente des données alphanumériques spatialement référencées, produit des plans et des cartes. Un système d’information géographique répond à cinq questions : - où : où se situe le domaine d’étude et quelle est son étendue géographique ? - quoi : quels objets peut-on trouver sur l’espace étudié ? - comment : comment les objets sont-ils répartis dans l’espace étudié, et quelles sont leurs relations ? (analyse spatiale) - quand : quel est l’âge d’un objet ou d’un phénomène ? (analyse temporelle) - si : que se passerait-il s’il se produisait tel événement ?

situation de sécheresse

Une situation de sécheresse engendre un déficit hydrique pour la plante qui est généralement un facteur limitant du rendement. Ce déficit peut avoir deux causes : provenir d’une pluviométrie quantitativement insuffisante, ou d’une pluviosité mal répartie durant le cycle cultural pouvant provoquer un manque d’eau durant une phase sensible du cycle cultural. Si le choix variétal et la lutte contre le ruissellement sont les premiers moyens à mettre en œuvre pour lutter contre le déficit pluviométrique, des pratiques culturales adaptées favorisant la réserve utile en eau (RU) et surtout la réserve facilement utilisable (RFU) sont des moyens efficaces pour lutter contre le stress hydrique intra saisonnier, et pour lutter aussi contre le déficit pluviométrique. Les apports de MO au sol favorisent généralement le RU et la RFU.

sol

On trouve de nombreuses définitions du mot sol. Pour les agronomes, les termes sols, terre et terrains recouvrent des réalités différentes. Citons celle de Morel (Morel R., 1989. Les sols cultivés. Lavoisier, 373 p) dans laquelle le caractère descriptif cède à un concept plus dynamique : Le sol est la partie meuble et superficielle de la couche terrestre formée par des transformations continues du substratum initial sous l’action de processus énergétiques de caractère physiques, physico-chimique, chimique et biologique. Pour aller dans le même sens, nous ajouterons qu’un sol ce n'est pas juste "de la terre" : le sol est un des compartiments vivants de la planète Terre.

Spéciation

Ensemble des espèces chimiques sous lesquelles un élément se présente dans un environnement donné ; distinction entre les différentes formes de liaisons possibles (les espèces) de cet élément.

Surface potentiellement épandable (SPE)

La SPE est égale à la SAU de l’exploitation, déductions faites des : - superficies concernées par des règles de distance vis à vis de cours d’eau, lieux de baignade, plages, piscicultures, habitations des tiers ou tout local habituellement occupé par des tiers, les stades ou terrains de camping agréés... - superficies en légumineuses sauf la luzerne et les prairies avec association de graminées et de légumineuses, - superficies « gelées » sauf jachères industrielles avec contrat (colza, betteraves, blé, etc.), - superficies exclues pour prescriptions particulières (protection de captages, aptitude selon les données agro pédologiques issues d’une étude d’impact, etc.). À cette surface sont ajoutées les surfaces pâturées et interdites à l’épandage. On retient donc les superficies susceptibles de recevoir des effluents d’élevage, qu’elles en reçoivent effectivement ou non.

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T

Tanins

Groupe complexe de composés poly phénoliques solubles dans l'eau, de masse moléculaire relative comprise entre 500 et 3000, ayant en commun certaines propriétés comme la faculté de coaguler les protéines ou de se combiner à d'autres polymères tels que la cellulose ou les pectines (Ribéreau-Gayon, 1968).

Toposéquence

Succession ordonnée et systématique de sols en fonction de la pente topographique.

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V

valorisation agro-énergétique

Elle consiste, à partir d’un déchet, à le transformer pour obtenir un coproduit de type combustible ou carburant et un autre coproduit utilisable comme amendement et/ou fertilisant. La méthanisation (ou digestion anaérobie) en est un bon exemple, puisqu’elle permet d’obtenir à la fois du biogaz et du compost.

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